ces terres étrangères où vous vous endormez ...il y a sûrement du sable sur les chemins et
des vignes pour les fugues d'insectes ...ne pas cueillir les roses sur
le coté de la route, juste les envoyer à celle qu'on aime éternellement
en deux ou trois phrases comme un poème maladroit , improvisé ...les
autres marchent un peu en arrière... une fois par an ,les retrouvailles
pour sceller la fin de l'été et se compter .
Un absent , un déserteur
...quelque chose se tord comme un escalier sur le vide . Comment
peut-on , au milieu de ces terres d'héritage, à la traversée de toutes
ces portes , ne pas trouver d'avenir ?
Sa Majesté et le Grand Chambellan partent là où dort paisiblement le gardien des rêves impériaux , quoique , musique Country aidant , le " bougre" devrait être réveillé !
Suivent le prétendant au trône et sa soeur et des ouvrages de politique contemporaine et terrienne .
Sa majesté a la tête un peu guimauve mais comme elle ne conduit pas , elle pourra fredonner tranquillement un vieux tube de Céline Dion , ce qui est totalement étrange !
Est
Arrivé tard ,
égaré
en fin de désert
les cheveux sablés
décoiffé
sandales de moine
aux pieds ,
prêt à s’excuser
du temps passé…
arrimé ses yeux
sans conditions
essuyé le sel à mer
autour de ses paupières
trop plein de lumière
pour un soir d’été
nulle conversation
définitive
n’exige
de longues phrases …
serez-vous mien
jusqu’à demain
et puis ,un autre jour ?
Je n’en sais rien …
cordes usées
à force de traîner
dans la poussière
les poignets gris
et les chevilles
aussi
refermé les doigts
autour ,un à un,
machinalement
le titre de servant
vous irait bien …
chut!
eh oui, que pourrait dire la licorne à vingt-deux heures cinquante sept ?
Chut , ne réveillez pas les princes qui dorment dans les hautes herbes
....
Depuis , je suis devenue impératrice et je me couche à 2 heures du matin !
Il y a non loin de là ,des fenêtres hautes éclairées et sans doute
,derrière ,des gens qui jacassent , boivent du champagne ,se félicitent
d'être en vitrine et en costumes de scène ...il y en a partout ...de
ceux qui ont besoin d'oripaux pour exister mais il y a ,plus loin, la
forêt et nul ne peut dire ce que savent les arbres, la brume est
blanche et les brindilles recouvrent encore l'herbe ...nul ne pourra
jamais mais la pluie s'écoule au creux de leurs troncs immenses qui
pourrait tout noyer .